STRAUSS (R.)

STRAUSS (R.)
STRAUSS (R.)

Compositeur et chef d’orchestre allemand doté d’une belle longévité et ayant traversé maintes époques charnières de l’histoire de la musique, contemporain de Berlioz et de Boulez, de Brahms et de Stockhausen, de la création de Pelléas et Mélisande et du plan Marshall, Richard Strauss offre comme un résumé d’un siècle de musique, de ses premiers poèmes symphoniques, dans la tradition récente de Liszt, jusqu’à ses Quatre Derniers Lieder , aussi résolument anachroniques que splendides. Personnage majeur de la vie musicale de 1885 à la veille de la Seconde Guerre mondiale, sa place dans le répertoire de l’opéra est unique.

La jeunesse

Richard Strauss naît à Munich, le 11 juin 1864, d’un père corniste de talent dans l’orchestre de l’Opéra (et ennemi juré de Wagner – le Moderne!) et d’une mère héritière des brasseries Pschorr. Son enfance s’écoule heureuse, en compagnie de sa sœur Johanna, de trois ans sa cadette.

Les dons musicaux du jeune garçon se révèlent très vite et, tout en menant des études scolaires normales, puis des études supérieures d’histoire de l’art à l’université de Munich, Richard Strauss connaît une véritable vie d’adolescent prodige. Il compose dès l’âge de six ans, mais sa première œuvre publiée est une Marche de fête composée à douze ans. En 1881, sa Symphonie en ré mineur est donnée en public par le grand chef Hermann Levi, qui créera Parsifal l’année suivante; le jeune musicien assistera à cette représentation en récompense de son baccalauréat (Reifeprüfung ). En 1884, un premier séjour berlinois le fait connaître dans les milieux culturels et musicaux de la capitale.

Meiningen (1885-1886)

En octobre 1885, Hans von Bülow l’appelle à ses côtés comme chef du petit mais réputé Hoftheater (opéra) de Meiningen. Cette charge brève, mais décisive, va lui permettre de rencontrer un musicien-idéologue, Alexandre Ritter, dont la forte culture et le wagnérisme vont vivement l’impressionner. Strauss, surtout influencé par Brahms au début de sa vie, se tourne vers l’idéal de la «musique à programme» d’inspiration littéraire, historique, philosophique, et compose la Burlesque , pour piano et orchestre, hommage brillant à la valse viennoise.

Munich (1886-1889)

Nommé Musikdirektor à l’Opéra de Munich (août 1886), Strauss va avoir là l’occasion de parfaire sa technique de direction d’orchestre et de déployer son autorité créatrice dans le domaine du poème symphonique. Les premières pages célèbres du musicien voient le jour; Aus Italien , symphonie illustrative, est ramenée du classique voyage en Italie (1886). Au cours de l’été de 1889, il est appelé à Bayreuth comme assistant. Deux ans auparavant, il avait rencontré sa future femme, Pauline de Ahna, cantatrice qu’il accompagnera souvent par la suite lorsque, ayant abandonné la scène, elle donnera des récitals de ses lieder.

Weimar (1889-1894)

En octobre 1889, sur la recommandation de Hans von Bülow, Richard Strauss devient Kapellmeister au théâtre impérial de Weimar. Dès le 11 novembre, un véritable coup de tonnerre résonne dans le monde musical: c’est la création de Don Juan , un de ses poèmes les plus réussis, qui révèle un jeune compositeur de vingt-cinq ans en possession d’une maîtrise stupéfiante de l’orchestre et de la forme, d’une imagination mélodique originale et d’une vivacité propre à «régénérer» une musique allemande en proie aux langueurs de Parsifal . L’année suivante, c’est Mort et Transfiguration , où l’influence de Schopenhauer se fait sentir, puis Macbeth , d’après Shakespeare.

Parallèlement à cette première série de poèmes symphoniques, Strauss compose des lieder pour voix et piano, dont les premiers cahiers (op. 10, op. 17) occupent une place de choix dans le répertoire du lied postromantique allemand. En revanche, le 10 mai 1894, il connaît un échec complet avec son premier opéra, Guntram , où l’influence wagnérienne se fait par trop indiscrète. Au cours de l’été de la même année, Strauss dirige pour la première fois à Bayreuth, avec notamment Pauline dans le rôle d’Élisabeth de Tannhäuser .

Munich (1894-1898)

Le second séjour munichois va permettre d’asseoir la réputation de Strauss non seulement en Allemagne, mais dans toute l’Europe. Le chef d’orchestre n’est pas moins prisé que le compositeur. Celui-ci passe alors, à juste titre, pour le premier compositeur allemand, l’héritier de Beethoven, de Brahms et de Wagner tout à la fois: le temps de Mahler n’est pas encore venu.

Passée la déception de Guntram , Strauss se remet aux poèmes symphoniques (et au lied – comme une compensation pour la voix absente); il compose l’étincelant et populaire Till Eulenspiegel , le majestueux (et un peu boursouflé) Ainsi parlait Zarathoustra d’après Nietzsche, Don Quichotte , qui comporte quelques pages extraordinaires mais se voit menacé par l’anecdote – grand péril couru par le poème symphonique en général. Enfin, dans Une vie de héros , Strauss se met en scène lui-même avec une sereine impudeur, comme «héros» aux prises avec ses «ennemis», qui triomphent de lui... jusqu’au jugement de la postérité, qui récompense le compositeur auto-cité dans le cours de l’œuvre...

Berlin (1898-1919)

S’ouvre alors la période la plus importante de la vie de Strauss, non seulement parce que c’est à Berlin qu’il occupe son plus long poste (Hofkapellmeister à l’Opéra), mais aussi parce qu’il compose à cette époque les ouvrages lyriques qui ont établi sa réputation. Après l’œuvre intermédiaire qu’est Feuersnot (1901), sur un livret du satiriste Ernst von Wolzogen, ce seront bientôt deux chefs-d’œuvre absolus, deux «opéras noirs», Salomé , en 1905, d’après la pièce d’Oscar Wilde, et Elektra , qui est la première œuvre écrite en collaboration avec le poète viennois Hugo von Hofmannsthal (1909). Dans ces deux partitions, une science inouïe de l’orchestre et une grande «demande» vocale conduisent à des ouvrages violents, ramassés en un acte unique, à la fois héritiers indéniables de la dramaturgie wagnérienne et puissamment originaux, qui mettent en scène un monde de passions troubles et proches de l’hystérie. Salomé , peut-être mieux maîtrisé qu’Elektra , s’est installé durablement au répertoire des maisons d’opéras.

Autour de 1910, un changement semble se produire, sans doute en grande partie sous l’influence néo-romantique d’Hofmannsthal. Celui-ci est l’auteur de deux livrets admirables, Le Chevalier à la rose (1911) et Ariane à Naxos (première version en 1912, seconde version en 1916). La première œuvre est une immense réussite des deux auteurs: l’intrigue croisée d’un petit monde aristocratique échappé du XVIIIe siècle de l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche parvient à toucher chacun, qui s’identifie aux personnages entraînés dans le tumulte des passions. Une musique somptueuse, héritière des Noces de Figaro et des Maîtres Chanteurs , se déploie pendant les trois actes de cette «comédie en musique» qui pourrait préfigurer quelque film du Bergman de la grande époque (Sourires d’une nuit d’été ).

Quant à Ariane à Naxos , l’originalité indéniable de son dispositif dramatique ainsi qu’une musique dotée de tous les charmes (surtout dans le Prologue) laissent à peine percevoir les signes avant-coureurs d’une évolution néo-classique ultérieure.

Le succès de cette dernière œuvre a longtemps paru problématique: une première version, malhabile, devra être reprise; l’ouvrage, né d’une hybridation avec Le Bourgeois gentilhomme de Molière, s’en séparera: seule la musique inspirée par l’écrivain français, que Strauss chérissait, demeurera sous la forme d’une Suite . En revanche, le succès du Chevalier à la rose est immédiat et total. Il suffit de signaler qu’en 1917, à Dresde, Strauss en dirige la centième représentation, ce qui est considérable, compte tenu des années de guerre. Les autres partitions, notamment symphoniques, que Strauss compose en ces années ne sont pas du niveau des meilleurs poèmes, comme si ces sortes «d’opéras instrumentaux» avaient véritablement dû «laisser la place» lorsque leur auteur réussit, enfin, à composer véritablement pour la scène. On citera la Sinfonia domestica , narration bourgeoise et musicale de la propre famille de Strauss, et la Symphonie des Alpes , partition parfaitement indigeste. Mais d’autres œuvres, beaucoup moins connues et enregistrées, mériteraient à coup sûr un meilleur accueil, notamment des chœurs et des «mélodrames» comme Enoch Arden (d’après Alfred Tennyson, 1897), Das Schloss am Meer (d’après Ludwig Uhland, 1898), formules originales et hautement dramatiques, dont Schönberg s’inspirera dans son Pierrot lunaire de 1912.

Enfin, dans le même temps se développe l’activité publique de Strauss chef d’orchestre ; il voyage constamment et, à Berlin même, hérite de l’orchestre rival de la Philharmonie, le Berliner Tonkünstlerverein. Il doit donc le diriger régulièrement, mais surtout organiser son activité, recruter les instrumentistes, établir les programmes, engager chefs invités et solistes, etc.

De nombreuses «semaines Strauss» sont organisées un peu partout, au cours desquelles il dirige ses propres œuvres et celles d’autres compositeurs (Londres en 1903, Wiesbaden en 1908, Munich en 1910, Vienne en 1918...). Strauss est également appelé à la tête de nombreuses organisations musicales, notamment d’ordre corporatif: c’est un «président» idéal, autoritaire, affable, pratique, compétent.

Sa renommée en fait également une recrue de choix pour les spectacles à la mode: en 1914, les Ballets russes de Diaghilev créent sa Légende de Joseph , où la somptuosité orchestrale masque mal une action peu dansable, avec un net penchant pour la suavité et la lourdeur.

Enfin, parmi les tâches à la fois honorifiques et importantes, signalons la création du festival de Salzbourg, avec Hofmannsthal et Max Reinhardt, auquel le mozartien qu’est Strauss apportera souvent son concours.

À partir de 1909, ses charges à l’Opéra de Berlin sont allégées, et il passera une partie de l’année, lorsqu’il ne voyage pas, dans sa belle villa de Garmisch, construite grâce aux tantièmes rapportés par... Salomé . Il y demeurera également une partie de la guerre, peu concerné par les événements politiques et militaires d’alors, mais nullement francophobe, au contraire de la plupart de ses compatriotes.

Vienne (1919-1924)

À l’automne de 1919, Strauss est nommé à Vienne, où semblent le prédisposer et son nom et ses complicités (Hofmannsthal) et ses inclinations naturelles, depuis la Burlesque . Rappelons cependant que Richard Strauss n’est pas viennois, mais bavarois! Il y dirige l’Opéra, qui depuis le départ de Mahler (1907) a erré en des mains fragiles, mais vit sur sa gloire, ainsi que le fameux Philharmonique, auquel l’attacheront toujours des liens de confiance et d’amitié (il enregistrera avec cette phalange une partie de son œuvre). Les partitions qui s’esquissent alors permettent de situer Strauss dans la pensée musicale «moderne».

Strauss accompagne la musique de son temps jusqu’en 1909 (Elektra ), puis fait retour vers des formes de musique néo-romantiques ou baroques surprenantes chez l’iconoclaste qu’il semblait être depuis ses vingt ans. Il s’aventure jusqu’aux lisières du système tonal, invente des formes originales, renouvelle le genre lyrique – Salomé était un des ouvrages préférés de Berg, qui en subira, d’une certaine manière, l’influence dans Wozzeck et Lulu . Mais, à partir d’une certaine date, qu’on pourrait fixer aux années 1910, il tourne le dos à l’évolution de la musique en train de se faire: l’école de Vienne, par exemple, ne lui devra à peu près rien – mais elle devra beaucoup à Mahler. Il y a là un cas curieux de «réaction» chez un compositeur en pleine possession de ses moyens (il a cinquante ans en 1914) et dont la gloire pouvait le conduire à toutes les audaces. Les ouvrages lyriques qui succèdent à Ariane à Naxos , et pour lesquels la collaboration d’Hofmannsthal se poursuit, n’atteignent pas en originalité et en bonheur de formulation les précédents, même si les belles pages abondent ici et là, comme dans La Femme sans ombre (1919), parabole métaphysique lointainement inspirée de La Flûte enchantée .

Entre Garmisch et le monde entier (1924-1939)

Délivré de tout poste permanent, mais invité partout, Strauss ne cesse d’aller et venir entre sa villa des Alpes bavaroises et les différentes capitales allemandes et européennes. Ses ouvrages lyriques continuent d’être composés et représentés. Hélène d’Égypte , sur un livret remarquable d’Hofmannsthal, pour une partition qui tire vers la convention, et Intermezzo en sont les deux titres principaux. Pour cette dernière pièce, Strauss a abandonné un temps son librettiste habituel pour écrire lui-même le livret d’une «pochade» où, dans la veine de la Sinfonia domestica , il met lui-même en scène un épisode de sa vie conjugale. L’œuvre, amusante, bien écrite, enlevée, n’est pas loin d’être du meilleur Strauss – n’était-ce la minceur du propos!

Avec Arabella , Strauss retrouve Hofmannsthal... et Vienne, pour une comédie amère sur la décomposition d’un monde – la bourgeoisie viennoise au milieu du XIXe siècle. L’œuvre abonde en pages splendides (deux duos) et en séquences assez banales. La mort brutale de Hofmannsthal en 1929 met fin à une collaboration exemplaire, où l’homme de théâtre n’est peut-être pas celui qu’on pense, mais où la finesse et l’intelligence sensible du poète complétaient bien le réalisme poétique du musicien. Après cette disparition, Strauss ne cessera de déplorer le manque de librettiste. Il semblait avoir trouvé un écrivain à sa convenance en la personne de Stefan Zweig (Viennois, habile traiteur d’une matière qui n’est pas la sienne, et homme de véritable et belle culture, bref, toutes les qualités d’un bon librettiste), qui lui donna le livret de La Femme silencieuse (1935), lorsque les événements politiques, que Strauss eût bien voulu ignorer, mirent fin à une collaboration heureuse: Zweig était juif, et il dut s’exiler – avant de se suicider en Amérique latine en 1942.

Les «événements» de 1933 trouvèrent un Strauss qui n’avait en fait ni sympathie ni antipathie pour le régime, plutôt de l’antipathie d’ailleurs à cause de ses rapides excès culturels, mais dont le profond égoïsme allait le mener à ce qu’on a pu à juste titre nommer de la complaisance: président de la Reichsmusikkammer en 1933 par sentiment de «devoir d’État», mais inconscient qu’il servait de caution à un régime qui en avait tant besoin (et qui persécutait ses amis, ses collègues et ses collaborateurs mêmes), il en démissionne en 1935, après un épisode où il soutint Zweig davantage par volonté arrogante de ne pas s’en laisser conter que par courage politique conscient et sincère. En 1936, il ne croit pas devoir refuser de composer et diriger un méchant Hymne olympique , qui ouvrira les Jeux de Berlin. À part cela, il se retire le plus possible dans sa villa, tandis que sa veine de compositeur semble s’exténuer: plusieurs ouvrages lyriques voient le jour (L’Amour de Danaé , Friedenstag , Daphné ...), ainsi que de nombreuses œuvres «de circonstances»: préludes solennels, marches de fête, chœurs...

Pendant la guerre, passée en bonne partie à Garmisch, Strauss va composer un ouvrage singulier dont l’action se déroule au moment de la querelle des glückistes et des piccinistes, Capriccio , où la fable amoureuse sert de prétexte à un ouvrage à thèse sur le fameux dilemme propre à l’opéra: prima la musica doppo la parola – ou l’inverse?

L’été indien (1939-1949)

La réponse apportée par Strauss quant à la primauté de la musique ou du texte est – on l’aurait juré! – syncrétique: les deux sont également importants. De fait, Strauss est certainement un des auteurs d’opéra qui accorde le plus d’attention à ses livrets, auxquels il ne manquait pas de collaborer avec un instinct infaillible de la scène.

À la sortie de la guerre, le musicien qu’on croyait plus ou moins épuisé, et dont on parlait comme d’un vieillard envers lequel il convenait d’être indulgent, connaît un étonnant retour de l’inspiration. À quatre-vingts ans, il va entamer la dernière étape de sa carrière, en allant diriger à Londres, à l’invitation de Thomas Beecham, mais, surtout, il va composer une série de partitions, dont trois chefs-d’œuvre: le Deuxième Concerto pour cor , plus automnal et serein que le premier, de 1882, les Métamorphoses , superbe élégie pour vingt-trois instruments à cordes solistes, où se mêlent l’hommage à Beethoven, la gravité du contrepoint et une nostalgie toute brucknérienne envers sa ville de Munich, et enfin les Quatre Derniers Lieder , pour soprano et orchestre, où s’exprime comme la quintessence de l’art straussien de faire chanter une voix de femme et résonner un orchestre. Richard Strauss meurt à Garmisch le 8 septembre 1949.

Ainsi se clôt cette vie si remplie, qui l’aura fait passer par des âges, des styles, des manières si différents. 1948: les Quatre Derniers Lieder sont contemporains d’une œuvre comme la Deuxième Sonate de Boulez! Deux mondes différents certes: l’un appartient au XXe siècle, l’autre n’en est plus. Mais, au tribunal de la beauté, les privilèges chronologiques seront finalement de peu de poids.

Encyclopédie Universelle. 2012.

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Strauss — or Strauß is a common German surname. It occurs in the spellings Strauß, Strauss, Straus, Strouse (an English transliteration), or Štraus (a Czech or Serbian/Bosnian/Croatian transliteration). In Switzerland, and outside the German speaking… …   Wikipedia

  • STRAUSS (L.) — Né à Kirchhain dans la Hesse en Allemagne, Leo Strauss fut élevé comme juif orthodoxe et reçut par ailleurs l’éducation du Gymnasium. Il fit ses études aux universités de Marbourg et de Hambourg. Après son doctorat consacré à Jacobi, il passa une …   Encyclopédie Universelle

  • STRAUSS (D. F.) — Théologien et exégète allemand, Strauss se rendit célèbre par sa Vie de Jésus , dont l’énorme retentissement lui ferma définitivement toute carrière ecclésiastique ou universitaire. La défense et l’illustration de ses idées l’amenèrent, peu à peu …   Encyclopédie Universelle

  • Strauss —   1) Leo Philosoph, * Kirchhain 20. 9. 1899, ✝ Annapolis (Maryland) 18. 10. 1973; Schüler von E. Cassirer, E. Husserl und M. Heidegger; 1925 32 Mitarbeiter der Akademie für die Wissenschaft des Judentums in Berlin. Lebte seit 1938 in den USA …   Universal-Lexikon

  • Strauss — o Strauß apellido de origen alemán bastante común en los países donde se habla tal idioma. Existen variantes como Straus, Strouse, (transliteraciones que ocurren en zonas de habla inglesa y francesa), o Štraus (transliteración en checo y… …   Wikipedia Español

  • Strauss — Strauss, David Friedrich Strauss, Franz Josef Strauss, Johann Strauss, Johann Strauss, Richard * * * (as used in expressions) Levi Strauss & Co. Lévi Strauss, Claude Strauss, Franz Josef Strauss, Johann (Baptist) …   Enciclopedia Universal

  • STRAUSS (F. J.) — STRAUSS FRANZ JOSEF (1915 1988) Après l’effondrement du Reich, Franz Josef Strauss quitte le professorat pour devenir député au parlement de Bavière. En 1949, il est élu au premier parlement fédéral. Il joue un rôle important dans la formation du …   Encyclopédie Universelle

  • STRAUSS (B.) — STRAUSS BOTHO (1944 ) Né en 1944, Botho Strauss a été critique à la grande revue dramatique allemande Theater heute avant de collaborer comme «dramaturge» aux spectacles de la Schaubühne de Berlin, dirigée par son ami Peter Stein. C’est pour lui… …   Encyclopédie Universelle

  • Strauss — Strauss, Jo|hann (1825 99) an Austrian ↑composer who wrote more than 400 ↑waltzes including the very popular Blue Danube and Tales from the Vienna Woods Strauss 2 Strauss, Richard (1864 1949) a German ↑composer whose best known works are his… …   Dictionary of contemporary English

  • Strauss|i|an — «STROW see uhn», adjective, noun. –adj. of or having to do with the German musical composer and conductor Richard Strauss (1864 1949) or his musical style, theories, or compositions. –n. a follower of Richard Strauss or his works …   Useful english dictionary

Share the article and excerpts

Direct link
Do a right-click on the link above
and select “Copy Link”